Sofeia

10 octobre 2015

Trois

On peut se demander si parfois il n'y a pas une prédestination.
En tout cas c'est ce qu'elle se disait au regard de ce qu'elle ressentait.
Le chiffre, 3 devait être un chiffre marqué d'une pierre noire ou grise.
Quand on vous demande votre chiffre fétiche, vous vous creusez la tête, mais en fait il faudrait mieux s'interroger sur l'impact des chiffres maléfiques.
Ceux qui ne savent que blesser, heurter, renvoyer à un néant d'ou elle n'aurait jamais du sortir. C'est le constat qu'elle ne pouvait que faire en cette nuit.

Cela faisait plusieurs années qu'elle avait pensé que tout pouvait encore changer. Mais il ne lui restait que ces quelques chiffres n'ouvrant sur rien ou pire, libérant une déception, un  dégout certain et la conviction que tout était finalement écrit une fois pour toute, prouvant que rien ne pouvait jamais changer.

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29 octobre 2014

Viol, elles se manifestent.

Dévastateur, ravageur, surement dérangeant car criant de vérité. Ce sentiment de culpabilité qui suit les victimes, ce sentiment de honte mélé d'une colère contre soi, contre lui, contre les autres. Cette rage de n'avoir pas su se défendre alors que pour les autres, il parait évident qu'on peut se défendre, que ce genre d'agression n'est pas le fruit du hasard, que la victime n'est pas tant victime que cela.

Difficile d'attendre une aide, difficile de se reconstruire, difficile de retrouver une estime de soi. Douter de la sincérité des autres, se rabaisser en permanence et donner ainsi plus de pouvoir encore à ses destructeurs.

Ces mots qu'on entend, ces conneries, ces à priori stupides font que le silence semble souvent la seule façon d'avancer. C'est bien sur une erreur qui donne plus de puissance destructrice aux prédateurs laches et aux imbéciles car le silence ne donne pas l'oubli, n'efface pas l'acte et ses ravages.

Mais tous ces mots ne sont pas grand chose face à la réalité vécue.

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30 septembre 2012

Sans futur

Ou sommes nous ? en quelle époque avons nous régressé ? Difficile de parler de progrès, d'évolution quand on voit le pas que prennent la violence, l'agressivité, la haine dans nos vies de tous les jours.

En arriver à ne plus oser lever les yeux, regarder les autres franchement de peur d'une explosion ? Accepter les insultes gratuites, les incivilités permanentes par peur. Cette peur qui nous grignote peu à peu, nous laissant un sentiment de lacheté qui nous envahit et une colère sourde qui nous ronge.

Avoir peur pour les notres, pour nos enfants, parce que nous avons eu le malheur de leur apprendre a respecter l'autre. Se dire que ce qui est arrivé vendredi soir aurait pu toucher nos enfants et n'avoir que de pauvres mots pour les parents qui pleurent leurs enfants.

 

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23 septembre 2012

Les détenteurs de vérité

Comment se fait il que l'on soit toujours aussi démuni devant l'injustice et la bétise ? 

Tous ces petits chefs, tous ces rayeurs de parquet qui bavent devant un éclat de pouvoir, espérant un jour en détenir un brin et qui sont prêts à tout pour se sentir importants. Ces gens qui imposent leur volonté , fustigeant l'erreur de l'autre, mais sans tenir compte de leurs propres lacunes, ou plutôt peut être tellement conscients de leurs lacunes qu'ils s'empressent d'attirer l'attention sur la maladresse ou l'erreur de l'autre pour faire oublier leur médiocrité.

Ils sont totalements sourds aux excuses et insensibles à la blessure qu'ils infligent à leurs "victimes", secs et droits dans leur sensation de détenir la vérité.

 

 

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16 septembre 2012

Angoisse

Pourquoi avait elle toujours cette angoisse, logée au fond d'elle même ?

Angoisse latente, fluctuante, mais jamais absente.

Tout lui était sujet d'anxiété. Certains diraient qu'elle laissait la vie, les ennuis, prendre la main sur son esprit, sur son coeur.

Assurément ils avaient raison. Mais lui donnaient ils le mode d'emploi pour que cela ne soit pas ainsi ? 

Hélàs non, il fallait donc qu'elle sache jongler avec cela. Naviguant au mieux entre les eccueils de la

réalité et de ses angoisses, elle se sentait chavirer, sans port d'attache.

Echouée, elle se cramponnait, mais les forces finissaient par manquer et elle se sentait emportée par le

courant d'un désespoir infini.

 

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23 mai 2012

Téléréalité.

Impossible d'allumer la télé sans tomber sur une émission de télé réalité, entre les premiers lofts, puis secret story, maintenant nous partons aux USA, toujours en compagnie des mêmes zombies. 
Le triomphe du quelconque, manque de classe, manque de culture, l'important est d'être le plus inculte possible, cela est valable indiféremment masculin féminin, casquette, look des plus improbables, blondes bimbos siliconnées, gros muscles, tout cela pêle mêle balancé soit disant pour donner du rêve.

En fait, cela fait peur, vraiment peur, car cela laisse croire que la réussite n'est pas liée à un minimum d'effort. 
Quant on arrive à rester assez longtemps pour les observer, les écouter, on se demande vraiment s'ils pensent avoir un réel potentiel. Le pire est que je suis persuadée que c'est le cas. On fait tout d'ailleurs pour leur donner une importance.

C'est juste le régne du clinquant, du tape à l'oeil et c'est ce qui se vend le mieux.

Alors allons y, vendons, vendons. La médiocrité va triompher.


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24 février 2012

Abandon

Les mots fuyaient, laissant un vide intense.
Elle ne savait plus les faire chanter, pleurer, caresser.
Ils étaient vides, de petits cailloux ridicules  qui ne balisaient plus son esprit.
Ils ne roulaient plus dans la vague d'un espoir. Ils coulaient tout simplement.
Elle n'avait même plus cet échappatoire à son blues.
Une fatigue immense l'envahissait et elle avait conscience de l'inanité de sa tentative d'évasion.
Rien n'avait de sens, il fallait l'accepter et faire avec.

 

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13 octobre 2011

Ce que tu ne recevras jamais...

.......,

Ne me dis pas que je suis stupide, je le sais hélas.

J'ai simplement envie de te dire que j'aimais bien savoir que tu avais envie de me voir. Cela me fixait juste une éclaircie.

Juste envie d'imaginer ton sourire, ta joie de vivre, la vie que tu empoignes à pleines mains, tout cela me faisait envie.

Il ne s'agissait pas dans ma tête d'occuper ton espace, simplement avoir le plaisir de grappiller ça et là des éclats de soleil.

Occuper mes temps libres à rêver la prochaine rencontre, ce que j'aurai choisi pour te plaire ou essayer de te plaire.

Le plaisir de l'attente, prendre le TGV pour aller sur Lyon.

Rien que d'en parler j'ai envie de pleurer parce que je suppose que tout cela est fini, bien fini. J'aimerai tellement pour une fois me tromper. Malheureusement je me trompe toujours sur certaines choses, mais jamais sur celles là.

Pourquoi n'as tu pas compris que je ne te demandais pas grand chose, sauf si, juste un peu d'attention et de considération était plus que je méritais.
Jamais je n'ai envisagé te "mettre le grappin" dessus. On n'attrape pas un oiseau libre ou plutôt un chat. Ce que nous partagions me suffisait, je demandais juste chaque fois, la promesse d'une autre fois.

Je me demande d'ailleurs, pourquoi tu as voulu me rencontrer ? L'ennui d'un été trop long ? dispute avec la dernière en date ?

Je sais que je n'avais rien d'extraordinaire, toi qui es toujours à la recherche de gens passionnés et passionnants. Ne suis ni peintre, ni musicienne, ni écrivain, ni top model, ni rien qui puisse te faire rêver et je savais que mon temps était compté avant que tu en ais assez de moi.

Un jour toi ou quelqu'un d'autre, peu importe, m'a dit qu'il fallait que j'ai confiance en moi, tu comprends pourquoi je ne peux pas avoir confiance en moi ?

J'ai toujours l'impression de marcher sur une corde raide, prête à me casser la figure, ce qui ne manque pas d'arriver d'ailleurs.
J'aurai aimé que.... mais à quoi bon le dire...

Il y a un an, j'avais le cœur triste de voir mon père s'affaiblir mais tu étais là pour me donner un peu de ta bonne humeur et de ton optimisme. Cette année, je me trouve deux fois plus seule, mon père est parti sans que je puisse vraiment parler avec lui alors qu'il allait mieux. 
Les derniers souvenirs que j'ai de lui vivant, sont ceux d'une chambre d'hôpital, ou il n'arrivait plus à parler, à se mouvoir, à communiquer de quelque façon que ce soit avec son entourage, et maintenant j'ai tes mots qui me disent que tu as passé de supers moments  avec moi et que tu restes mon ami.
Il ne me reste plus grand chose alors.

Je ne sais même plus ce que je dois faire, te demander franchement ce qu'il en est. 

Si tu continues à bien vouloir me voir de temps en temps, ou attendre de toi un signe qui ne viendra pas. Mais d'une façon ou d'une autre, j'ai bien peur de connaitre la réponse. 
Plus bonne à rien, juste une chiante qu'on vire. 
Je devrai connaitre et m'y être faite, mais je n'y arrive pas.


Je peux écrire tout cela, parce que je sais que je ne t'enverrai pas ce message.

Social_Suicide_by_KatjaFaith

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28 septembre 2011

Amusement amer

Il est particulièrement amusant d'aller parfois se promener sur les statistiques de passage sur un blog.

Il est évident qu'il est des sujets, des textes, des images qui recueillent un maximum de passages.

De ces passages un peu honteux, un peu cachés, mais assurement de ceux qui font frémir et fantasmer.

Ce qui est singulier c'est l'absence de mots, de petits commentaires.

C'est vrai, dès fois que l'on soit reconnu, quelle image donnerions nous de nous dans ce cas ?

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23 juin 2011

Karma 6

Rien ne va changer, ou plutôt tout va changer. En cet après midi soleil, elle prit la décision que la lutte était par trop inégale et qu'il était temps de tout arrêter.  Cela ne servait à rien de faire semblant de croire que quelque chose ou quelqu'un allait l'empêcher de tomber. Elle se sentait tomber dans un vide tellement terrible, douloureux, à hurler de rage, de colère et de désespoir. Jusqu'à cet instant elle avait fait l'effort de croire qu'elle pouvait avoir une importance, en tant qu'humain, mais la seule chose qui ressortait de cela était qu'elle n'avait de valeur qu'en tant qu'objet, le terme était gentil, il s'agirait plutôt d'accepter de se qualifier de "vide couille", de bouche trou dans l'attente de celle qui correspondrait à un être humain, la femme que l'on veut garder, choyer, aimer........
La colère qu'elle avait contre lui, lui qui était venu la chercher, la faire tomber dans ses filets, la rendre stupide,  se retournait contre elle maintenant. Elle ne se supportait plus, n'avait plus qu'une envie, en finir, pour de bon.
Il lui fallait maintenant préparer sa sortie. Elle avait commencé à trier, jeter, écrire ce qu'elle voulait laisser comme messages aux seules personnes qui avaient une importance pour elle, mais qui avaient leur vie à vivre. Mieux que la sienne c'était son vœu le plus cher. Il fallait que tout soit fini pour la rentrée quand ils partiraient.
Ils lui en voudraient certainement, mais en fait, il fallait simplement qu'elle réussisse ce qu'elle avait raté il y a tant d'années.
La boucle serait ainsi bouclée et elle aurait débarassé  la scène..

suicide__by_monika002

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